Poèmes

Le Danseur et l'Oiseau


De branches en branches, l’Oiseau ne sait où se poser,
Bien que l’air puisse aussi loin le porter,
Il ne veut que pour l’heure admirer,
Ce Danseur aux pieds si légers
Qui scintille en voluptés.


Le jeune éphèbe quasi nu,
Compose des arabesques ambiguës,
Sur son corps lascif, des labeurs assidus,
Danse la ronde des chamans aux accents perdus,
Quand les planches résonnent des envols sans salut.


Qu’importe si l’Oiseau danse ou si le Danseur vole,
Car seuls les rêves qui unissent les impossibles,
Déploient les ailes et les bras de ceux qui s’aiment.

 

Enza Chaybif - 6 janvier 2006